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Messages

Le pouvoir de Martelly, stade suprême de décomposition sociale

Après une année passée à la tête du pays par Sweet Micky, suite à une mascarade électorale du premier tour où l’OEA (Organisation des États Américains) a décidé par des calculs statistiques savants des protagonistes du second tour, dont Mirlande Manigat et Michel Martelly sont les rescapés. Aujourd’hui c’est l’heure du bilan. Pour analyser cette première année du quinquennat du président du compas(musique haïtienne), je porterai une attention particulière sur sa gouvernance, sur son programme d’éducation et, finalement, son programme économique. D’emblée nous dirons que dans les premiers mois, les bonnes intentions et la rhétorique de l’initiative interne ou endogène, contraire à la politique de quémandeur pratiquée par ses prédécesseurs, me paraissaient rafraichissantes. Aujourd’hui cette rhétorique est vide de sens puisqu’elle ne s’accompagne pas d’initiatives concrètes. En effet, le chef de l’état rentre dans les rangs comme ses prédécesseurs et fait appel à l’aide internationale p…

La cérémonie de ratification diabolique au sénat : une parodie de mauvais goût

Suite à la cérémonie diabolique au sénat pour arriver à la ratification de Laurent Lamothe, les 8 sénateurs qui n’ont pas voulu participer à cette morbide, dont Jean William Jeanty, sont amers de voir comment le président de l’assemblée sénatoriale, Dieuseul Desras, a fait fi des règlements du Grand Corps dans le seul but de plaire à des intérêts particuliers au détriment de l’intérêt et, de surcroit, flanquer la démocratie haïtienne un camouflet digne d’un flibustier des temps coloniaux. Le sénateur Jean William Jeanty ne va pas avec le dos de la cuillère, comme c’est le cas pour le sénateur François Anick Joseph et, peut-être, les 7 autres, il ne voit pas comment l’actuel président du sénat peut continuer à diriger cette noble institution, dont il ne s’est pas montré.

Pourquoi cette course contre la montre pour ratifier le Premier ministre Lamothe si ce n’est pas l’assujettissement du parlement aux desideratas de l’exécutif ? Les propos élogieux du président Desras adressés aux dix…

Haïti : société démocratique ou société corrompue

La séance de ratification au sénat de la République de Laurent Lamothe, hier soir, a donné lieu à une cynisme parodie, avec des cabotins corrompus jusqu’à l’os. Le résultat était connu d’avance. L’heure butoir était minuit afin de permettre aux dix sénateurs en fin de mandat, des mercenaires de Lamothe, de ratifier leur poulain. En dépit des accrocs au règlement du sénat, dont la distribution du texte de la politique générale du gouvernement 48 heures avant cette déclaration devant cette chambre, le président du Grand Corps, Dieuseul Desras, a quand même avalisé la procédure de ratification. La propension du sénateur Youri Latortue à faire des débats juridiques n”était pas au rendez-vous; il s’est tue comme un maudit ignare. Une chambre des sénateurs remplie de juristes a accepté à la majorité de violer tous les principes démocratiques, à l’exception de 8 sénateurs, dont Anick François Joseph, Stevenson Benoit, et j'en passe, qui ont laissé l’Assemblée.
Combien ses sénateurs ont-…

La ratification de Laurent Lamothe, une vaste politique de corruption

Où va Haïti ? On se serait fortement tenté de répondre par la négative dans la mesure où sur l’échiquier politique, les acteurs sont de si peu calibres, et de malhonnêteté évidente, qu’ils n’inspirent aucune confiance. Je parle particulièrement du parlement et de l’exécutif en général. L’approbation par le sénat, il y a plus d’une quinzaine de jours, de Laurent Lamothe suite à un rapport à l’emporte-pièce sur son éligibilité ou pas et le saupoudrage pécuniaire ou autres de plusieurs sénateurs, et les allégations de pots-de-vin de Lamothe pour acheter le vote de certains députés cette semaine pour sa ratification comme Premier ministre, pourrait amener le plus optimiste des observateurs de la scène politique à perdre tout espoir d’une lueur de sortie aux enfers d’Haïti.

Le Premier ministre ratifié par le parlement est crédité de l’épithète dynamique, surement par ce qu’il a orienté la chancellerie vers son fameux slogan de la diplomatie des affaires. Cette absurdité de la diplomatie des…

De la corruption au complot contre Martelly

Cette semaine un autre scandale fait son apparition dans l’actualité haïtienne et dominicaine : un complot binational se trame contre le président Martelly pour le renverser. De mèche avec un ex-colonel dominicain, Pedro Julio Goico Guerrero, un haïtien, Pierre Kansky de connivence avec des secteurs de la société, organise un complot afin de chavirer le chef de l’état démocratiquement élu. De concert avec les autorités dominicaines, les autorités haïtiennes mettent en branle l’appareil judiciaire pour sévir contre ceux qui mettent en danger la sureté de l’État.

Il est donc curieux que la conspiration contre le Premier citoyen d’Haïti vienne tout de suite après l’accusation de la journaliste dominicaine Nuria Piera du financement de la campagne présidentielle  de celui-ci et, au-delà de cette campagne, les sommes versées par le fameux sénateur dominicain, Felix Bautista. Il fallait être dupe pour croire sans se questionner sur la véracité des allégations de la présidence. Le démenti d…