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Bilan de la présidence de Martelly

Plus de 6 mois se sont écoulés depuis l'investiture du président d’Haïti, Michel Martelly, et 2 depuis l'installation du gouvernement dirigé par le Premier ministre Gary Conille. Il serait hasardeux de tirer des conclusions définitives. Cependant, on ne peut s'empêcher de constater l’amateurisme et l'incompétence politique du chef du gouvernement puisque celui-ci a accepté de jouer un rôle effacé en acceptant d'être vassalisé par le chef de l'état, en l’occurrence Michel Martelly. Ce faisant la portée politique de sa fonction a été éludée. Oubliant du même que les projets du gouvernement ne peuvent être efficaces s'ils ne sont pas vulgarisés. La fonction du chef du gouvernement est purement politique, contrairement à ce que répète constamment le prédent de la République.

Il y a chez cette équipe les mêmes tares du duvaliérisme, soit l'art du tapage politique sans de résultats concrets. En effet, durant ces 8 derniers mois, on a entendu des déclarations fracassantes qui ne se sont pas traduites du tout dans les faits. La gestion politique est à ce point menée avec désinvolture qu'elle s'est soldée par l'arrestation du député Arnel Bélizaire créant du même coup une crise étatique, et anhilant l'espoir pour une certaine frange de la population, en particulier dans la «petite bourgeoise». Au lieu de mettre en œuvre les promesses de Michel Martelly, la présidence aussi bien que la primature se sont engoncé dans la gestion des bêtises de celui-là depuis 2 mois, à l'exception de la parenthèse de la semaine de la conférence sur l'investissement, et cette crise continue encore au-delà de l'année 2011 parce que lundi prochain, la chambre des députés aura à se prononcer sur l'arrestation du parlementaire.

On a beau cherché la cohésion dans cette équipe, on en a trouvé qu'un ramassis d'incohérence, allant de la promesse de l'école gratuite pour tous, en passant par la bévue monumentale du président de mettre aux arrêts le parlementaire, au slogan «Haïti is open for business». Les chiffres lancés par Michel Martelly sur le nombre d'enfants qui ont pu profiter du programme de l'école gratuite sont grossièrement exagérés. Le forfait contre le député fait montre le crétinisme des conseillers du présent. Le slogan Haïti is open to business est une coquille vide. Nulle n'est besoin d'être spécialiste pour savoir qu'il existe des conditions nécessaires pour attirer des investisseurs, telles l'énergie, les infrastructures routières et la qualification de la main-d’œuvre, etc. Qu'en est-il de la promesse de sortir sous les tentes les sinistrés du séisme du 12 janvier? Allez donc savoir!
http://haiti-tribune.blogspot.com/2011/12/haiti-la-crise-etatique-continue.html 
http://haiti-tribune.blogspot.com/2011/12/le-pere-noel-arrive-en-haiti.html
http://haiti-tribune.blogspot.com/2011/11/michel-martelly-entre-la-volonte-et.html

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