jeudi 8 mars 2012

Michel Martelly Prouve sa nationalité haïtienne

présentation des passeports de Michel Martelly
Les Passeports de Martelly
Michel Martelly a présenté ses huit passeports haïtiens au Palais national en présence de journalistes, des membres démissionnaires du gouvernement de Gary Conille et du corps diplomatiques. L’ambassadeur des États-Unis, Kenneth Merten, a solennellement déclaré que le chef de l’état n’est pas citoyen américain. Par cette opération médiatique d’envergure, le président vient de marquer un point important dans ce conflit qui l’oppose au sénat de la République.



Cependant, des points importants restent obscures : le président n’a apporté aucun éclaircissement sur sa double identité qu’a révélé le sénateur de l’Artibonite, Anick François Joseph. Selon ce dernier, des documents officiels aux États-Unis font mention de Michael J. Martelly dans plusieurs transactions financières ou  affaires judiciaires au lieu de Michel J. Martelly. D’un autre côté, l’ambassadeur américain serait-il assez crédule d’omettre de vérifier la double identité du président haïtien avant de se prononcer officiellement et catégorique sur le fait que celui-ci n’est pas citoyen américain ? Ou encore faut-il voir un appui indéfectible des États-Unis au au Premier citoyen d’Haïti? L’avenir dira le reste.

Peu importe ce qui arrivera, on peut dire, d’un point de vue strictement de communication politique, le clan Martelly a marqué un point très important, au lendemain des révélations et des suggestions sur les voies à explorer afin de faire aboutir l’enquête sur la nationalité du président, du sénateur de l’Artibonite. Maintenant, autour du sénat de démontrer sa capacité de s’en sortir de cette étreinte politique. Bien qu’on eût souhaité que les deux pouvoirs s’occupent de choses beaucoup sérieuses, la politique reste déterminante, surtout dans un pays sous-développé.

mercredi 7 mars 2012

La milice de Martelly : réalité ou fiction?

Depuis, au moins deux moins, le sénateur Moïse Jean-Charles ne cesse de nous répéter la présence d’une milice à la solde de Michel Martelly. D’autres acteurs de la société civile ont fait le même constat : la milice rose existe bel et bien. Le récent communiqué de presse du ministre de l’Intérieur qui déclare illégal toute activité militaire dans les anciennes bases de l’ancienne armée semble être un désaccord formel des instances gouvernementales face à la décision, apparemment unilatérale, des anciens membres de l’armée de recruter et de former des militaires. La timidité avec laquelle le gouvernement traite cette affaire rend perplexe même le plus crédule des citoyens.

Michel Martelly est en train de jouer avec le feu dans la mesure où il va l’encontre des principes élémentaires : les principaux bailleurs de fond d’Haïti, dont les États-Unis, le Canada et l’Union européenne, se disent opter pour le renforcement de la police nationale. A l’intérieur du pays, les gens sont contre le retour d’une force paramilitaire, à l’instar des macoutes de Duvalier; cependant, tous s’accordent pour dire que toute décision de rétablir l’armée doit tenir compte du rôle que cette institution aura à jouer dans la sécurité du pays et de concert avec la communauté internationale : elle ne doit pas être une force d’occupation, à l’instar de l’ancienne force armée.

dimanche 4 mars 2012

Haïti est prise en otage par ses élites

Les crises qui se croisent et s’entrecroisent depuis la fin de mois d’octobre 2011 en Haïti en commençant par l’arrestation du député Arnel Bélizaire, en passant par la descente en trombe du président Michel Martelly chez l’ex Premier ministre Gary Conille, en pleine réunion avec des parlementaires, pour leur faire savoir par des propos orduriers le fond de sa pensée, et le différend entre ce dernier et le chef de l’état sur le dépôt ou pas des documents de voyage par devant la commission sénatoriale sur la vérification de la nationalité des membres du gouvernement et du président lui-même, pour finir par la démission du chef de la primature. Cette  énumération ne tient compte que des conflits majeurs; on a dû faire abstraction d’autres échauffourées, dont le premier citoyen de la nation en est le principal protagoniste.

Depuis le début de cette année 2012, la commission sénatoriale sur la nationalité des membres du gouvernement et du président de la République occupe le devant de la scène et prend otage toute la nation par ce qu’elle occupe tout l’espace politique; tous les autres dossiers importants restent dans les tiroirs. Si le but de cette commission est pour pouvoir destituer le président dans l’éventualité de sa double nationalité, la chambre des députés qui devait mettre en accusation le chef de l’état, dès le deuxième lundi du mois de janvier, suite à l’arrestation du député Arnel Bélizaire, n’a absolument rien fait. Pendant ce temps, le chef de fil de l’idée de la mise en accusation du président,  le député Levaillant Louis Jeune, est devenu président de cette dite chambre. Ce qui lui enlève tout parti pris; sa neutralité doit être palpable. Quand on sait aussi que la commission a en son sein les deux plus véreux politiciens du parlement, soit Joseph Lambert et Youri Latortue, des proches de Michel Martelly, que peut-on en espérer?

Dans un billet que j’ai écrit le 25 décembre 2011, je mettais en doute la velléité de la chambre des députés et, encore moins du sénat, suite à sa mascarade dans l’affaire Bélizaire, à la fin du mois de novembre 2011, de mettre le président en accusation et, du Grand corps, de s’ériger en haute cour de justice. Tout ce qu’on voit aujourd’hui autour de la mascarade de la vérification de la citoyenneté du Premier citoyen de la nation n’est que de la poudre aux yeux, un pur leurre. La crise politique est un marché économique pour la vente aux enchères de sa conscience au prix fort, donc plus elle perdure, plus il est facile de faire de l’argent.

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Grammaire de la pensée philosophique haïtienne (4 de 5)

Jouer à l'autruche; angoisse de la vérité→→→→ Le groupe musical, Les frères Parent, dans les années 80, disait que les problèmes Est-...