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Messages

Affichage des messages portant l'étiquette conviction politique

Juge Jean Serge Joseph: Le martyr d’une justice saine

Le juge Jean Serge Joseph a payé de son sang pour honorer la justice haïtienne, couverte d’opprobre depuis la nuit des temps, mettant en exergue son indépendance des autres paliers du gouvernement. Son héroïsme, son patriotisme et son sens de l’honneur doivent prodigieusement inspirer tous ceux et celles qui se livrent âprement dans le combat pour l’instauration d’un vrai État de Droit dans le pays. Honneur à son courage!
En date du 13 juillet, la nouvelle est tombée comme une trainée de poudre dans la presse locale. À la une, cette périlleuse décision que le juge Serge Joseph a courageusement rendue, en date du 2 juillet 2013, faisant injonction au chef de l’État de mettre à la disposition de la justice haïtienne des hauts commis de l’État-comme témoins, afin de faire le jour sur les accusations de fraudes et d’usurpation de titre portées contre la famille présidentielle, lui a malheureusement couté la vie. Il est mort en héro pour avoir donné valeureusement suite à une poursuite co…

Réveillez-vous Haïtiens, nos élites sont des ignorants!

- Mettons les choses au clair. Ne gesticulons plus pour faire croire qu'on existe, et pourtant on est bien à l'article de mort. Bref, venons-en à un regard froid de la réalité haïtienne. Quelles sont les deux attributions de l'État? Le monopole de la contrainte physique, donc de la violence, et de la fiscalité. L’État haïtien possède très partiellement ces attributions : l'affaire Brandt et le conflit avec la République Dominicaine illustrent bien que l'État haïtien n'est nulle autre chose que l’Exécutif et qu'il n'a aucune prise sur la réalité d'aucune manière. Autre chose palpable c'est qu'en Haïti les affaires de l'État se règle sur la place publique, à la radio pour être précis. Où est donc la noblesse de l'État?

Du monopole de la violence 

- La MINUSTAH : qu'on devrait plutôt appelé la TOURISTA. Le 12 janvier 2010, à la suite du tremblement de terre, cette force de mercenaires de l'ONU a fait montre clairement qu'elle…

L’indépendance haïtienne est un leurre!

Sincèrement avec mes compatriotes je perds le Nord(lol). Disons qu'ils sont insaisissables. Comment identifier un objet qui n'existe que dans l'imaginaire? Une hallucination, n'est-ce pas un mirage? Voilà. Nous avions bien fait 1804, mais avions-nous compris les circonstances et les aléas, pris comme un tout dans leurs rapports dialectiques, donc le résultat est nécessairement le produit, souhaité ou pas, des circonstances? La société dominguoise était divisée entre Maitres, Libres et Esclaves. Deux catégorie de libres : anciens et nouveaux. Deux catégories d'esclaves: créoles et bossales. Les premiers esclaves domestiques et/ou ateliers; les seconds esclaves des champs. Toute cette catégorisation sociale est traversée par une certaine catégorisation épidermique, sauf au sommet où les Maitres étaient majoritairement des blancs. Mais aussi dans cette catégorie, ils y avaient aussi un minimum d'affranchis.
Autre point important à noter : plus de la moitié des …

La source principale de nos échecs...

Quelle est la source de l'échec des élites progressistes en Haïti ? Qui a essayé de créer une rupture épistémologique durant les 50 dernières années? Je serai lapidaire dans ma réponse. Une mise au point est nécessaire là. Dire la vérité n'est pas un manque de fibre patriotique; dire la vérité dans le cas d'Haïti, c'est refuser que notre pays continue à s'enfoncer dans les limbes abyssales. Cette mise au pont étant faite, je dirais que la principale cause de l'échec se situe dans l'exclusion des masses du débat national. Ces élites se partagent les connaissances entre elles. Leur véhicule de diffusion des idées a été longtemps la langue française par le moyen de l'écriture dans un pays où 90% de la population ne sait ni lire ni écrire. Dans une société de l'oralité, le message atteint un cercle très restreint de la population. Je ne serai pas prêt à lapider ces mandarins à l'autel de la patrie. Beaucoup sont de bonne foi. Le poids rétrograde du …

Le mal haïtien : une endémie séculaire (suite)

La crise institutionnelle qui affecte Haïti, depuis plus de 2 mois, fait couler beaucoup de salives. L'irrégularité ou l'illégalité des mesures prises soit par la formation du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ), soit du choix arbitraire de ce dernier de 3 membres du Conseil Électoral Permanent (CEP), ou encore la promulgation du décret de la formation du CEP amputée des 3 membres du pouvoir législatif ne doit pas seulement nous dégoûter, répugner, écœurer mais surtout nous appeler à comprendre que, comme disait Marx, «La tradition de toutes les générations mortes pèse d'un poids très lourd sur le cerveau des vivants.»

Toutes les pratiques de nos dirigeants de Toussaint Louverture, en passant par Dessalines, jusqu'à Michel Martelly sont des constantes des relations sociales, culturelles, économiques et politiques. Personne n'est épargné aux multiples dérives qui nous guettent. L'inconscient collectif avalise notre morbidité à persister dans la déch…

Le mal haïtien : une endémie séculaire

La gravité de la situation d’Haïti ne peut être saisie à travers le prisme du conjoncturel ou de l'évènementiel. Diaboliser le nouveau pouvoir, celui de Martelly-Lamothe comme épiphénomène, c'est rater le bateau dans la compréhension des racines du mal qui gangrène ce pays arrivé à sa métastase; il n'est que la reproduction d'un savoir-faire dans l'art de détruire ce pays. Dans l'inconscient collectif, s'imprègnent les germes de destruction massive de tout un peuple : drôle de bizarrerie. Le suicide collectif est orchestré par des élites qui auraient dû être en mesure de se hisser à la hauteur du drame annoncé. À force de mystifier le bon vieux peuple, les élites se mystifient elles-mêmes; elles finissent par prendre des vessies pour des lanternes. Ce pays est un terroir fertile pour les mercenaires, les flibustiers et pirates de tous acabits. L'histoire de ce pays recèle la quintessence de tout ce qui est aux antipodes de la modernité : la zizanie Noi…

la myopie chez nos classes dirigeantes

L’approbation de Laurent Lamothe comme Premier Ministre, en toute hâte, par le sénat de la république dont le mandat du tiers est arrivé à terme, malgré les anomalies dans son dossier, atteste manifestement que cette entité étatique est une véritable officine. Ce grand corps virtuel de grandeur nature n’a jamais joué pleinement son rôle de troisième pouvoir comme l’exige la constitution haïtienne. Au contraire, ces parle-menteurs, trop souvent impliqués dans des scandales de malversations, de crime et de corruption, ont réussi avec brio et déshonneur leur mission scélérate : destruction systématique des structures fragiles de l’état. Un comportement odieux ou toutes les mesures et décisions adoptées au nom de la nation sont sans conviction politique ni idéologie, refoulant aux pieds les normes de l’éthique et de la morale.

Depuis l’adoption du système de gouvernement bicéphale, contrôlé par les parle-menteurs, experts en supercheries, le pays n’a connu aucun répit dans les chapitre…