Passer au contenu principal

Messages

Affichage des messages portant l'étiquette coup d'état

Haïti, les temps sont durs : trop durs

Le dilemme haïtien 
Les temps sont durs en Haïti et aucune planification de sortie de la crise n’est ni formuler théoriquement ni coordonner dans le concret. Les mêmes vieux réflexes de «grenadiers à l’assaut», du déboulonnement des gouvernements juste pour «ôte-toi que je m’y mette!» sans que l’intérêt général y soit pour quelque chose. Le dilemme que nous vivons dans cette conjoncture est apparent. D’un côté, l’entêtement de Martelly d’exacerber les conflits par ces attaques verbales, par l’empêchement de la bonne conduite des institutions en louvoyant sur l’organisation des élections, par son intervention dans les affaires des deux autres pouvoirs (législatif et judiciaire) de l’État, dont le but est d’imposer une dictature est inacceptable, car des générations se sont battues et sacrifiées contre l’autocratie ambiante dans la culture haïtienne pour changer la donne. De l’autre côté, l’opposition voudrait, soit par vengeance ou par intérêts mesquins, renverser le président et pren…

Haïti, le paradoxe entre la volonté et l’intelligence

Les derniers évènements autour du Conseil Supérieur du Pouvoir judiciaire (CSPJ) sont symptomatiques de l'inconscient collectif. La décision du Président de cette institution, fraichement créée, Maitre Arnel Joseph, de surcroit, juge en chef de la cour de Cassation, de choisir les trois membres du Conseil Électoral Permanent (CEP) est pathétique. Faisant fi des règles les plus élémentaires de la procédure administrative, ce juge en chef, chevronné des institutions judiciaires, choisit ces trois membres en l'absence de quorum, de façon arbitraire. Cette façon d'agir est une constante de la mentalité haïtienne. Aucune surprise. Le contraire nous aurait étonné. La levée de bouclier qui s'ensuive n'a pas du tout inquiété ni le président de la République, ni Maitre Arnel Joseph encore moins le parlement, sauf quelques voix, ça et là. La répétition de l'histoire en Haïti à la vie dure : l'invariant de la culture, de la culture politique en dernière instance surd…

Jean-Claude Duvalier, Retour du dictateur

Il y a vingt-six ans, l'un des régimes les sanguinaires de la planète a pris fin par la conjugaison de forces interne et externe. Le soulèvement populaire, suite à la mort de trois jeunes élèves aux Gonaïves le 30 novembre 1985 va faire boule de neige et créer un mouvement de révolte générale contre la dictature. L'intervention des États-Unis et de la France ont donné le dernier coup de grâce au régime duvaliériste (père et fils). La transition est assurée par un Conseil national de Gouvernement (CNG) composé de six membres, dont quatre sont des militaires et de deux civils et dirigé par un militaire au nom de Henri Namphy. Maître Gérard Gourge, le seul personnage crédible de ce conseil démissionne quelque temps après.

 La chute de Jean-Claude Duvalier suscitait dans les communautés haïtiennes vivant à l'extérieur du pays beaucoup d'espoir. Le retour au pays natal était sur les lèvres de nombreux Haïtiens. Cependant, l'espoir s'est vite tourné en cauchemar avec…