Passer au contenu principal

Messages

Affichage des messages portant l'étiquette tolérance

La commémoration du 26 avril 1963: regard critique

La commémoration du massacre du 26 avril 1963 par le sanguinaire dictateur Papa Doc me laisse sur ma soif. On a moussé les sentiments à son paroxysme, mais aucune initiative pour l'érection d'un monument aux victimes n'a été prise. Après 27 ans de la chute du petit diable de Papa Doc, Baby Doc, le travail de mémoire n'a pas été fait : Fort Dimanche a été rasée de la carte, aucun symbole de la dictature purulente n'a été sauvegardé, mais le retour du néo duvaliérisme au timon des affaires du pays est une réalité bien vivante. Voilà ce qu'on a semé durant les 27 dernières années. Voilà ce qu'on a récolté aujourd'hui. La structure mentale est restée intacte nonobstant la modernité du discours, comme ce fut le cas tout le long de notre histoire. Nous savons nous adapter à la modernisation des discours sans leur application dans la vie courante. Le monstre Duvalier n'a pas été un hasard, il a été construit au fil du temps. D’ailleurs, il suffit de revis…

Penser et comprendre Haïti pour une nouvelle renaissance

Je ne pourrais m'empêcher de commencer ce billet par cette phrase lapidaire, une de mes trouvailles, Haïti, un si grand pays pour de si petits hommes. Ce pays où des hommes ont réalisé l'une des révolutions universelles de toute l'Histoire de l'humanité se retrouve acculé à la mendicité, à la crasse, à l’opprobre, au naufrage de cette épopée de 1804. Devant une telle éventualité, aucun individu ne doit rester indifférent, surtout quand on est fils ou fille de ce coin de terre. Pour comprendre les causes de nos malheurs, il faut mettre de côté toute émotion, il faut dépasser les lieux communs, ses idées reçus qui nous empêchent de voir la forêt, donc les problèmes fondamentaux qui gênent toute issue à la crise permanente haïtienne. Entendons-nous sur les mêmes problèmes, nous serons unis dans la preuve, pour paraphraser Gaston Bachelard. La question qui me titille depuis assez longtemps, c'est l'incapacité depuis 200 ans de notre part de mettre Haïti sur la voi…

Le maire de Port-au-prince s’oppose à Sweet Micky

Le maire de Port-au-Prince, Jean-Yves Jason, a été démis de ses fonctions par le président Michel Martelly par arrêté du 23 février 2012 et remplacé par Gabrielle Hyacinthe comme président, Jean-Marie Descorbett et Junior Gérard Estimé en tant que membres. Comme c'est monnaie courante dans le reste du pays, depuis l'arrivée de Sweet Micky à la tête du pays, les révocations arbitraires des cartels des pouvoirs municipales. Très récemment, à Jacmel, le sénateur Edwin Zenny, proche du chef de l'état, a procédé arbitrairement au remplacement du cartel de la mairie de cette ville.

Hier, dans une conférence de Presse, Monsieur Jason s'est dit opposé à la décision de l'exécutif de renvoyer son cartel. Le maire affirme que ce dernier n'a aucun pouvoir légal ni morale de prendre une telle décision. De ce fait, il rejette du revers de la main cette décision à l'emporte-pièce. Le premier citoyen de la ville de Port-au-Prince s'est dit victime de ses positions con…