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Messages

Affichage des messages portant l'étiquette duplicité

Impossible dialogue, l’impasse est insurmontable

La source du monologue social Dans un de mes commentaires, durant la réunion de El Rancho, je disais : quel dialogue, pour quelle solution, pour quel vivre ensemble? Le dialogue est nécessaire, et même urgent, quand les acteurs ont des contraintes immanentes. Quelle contrainte aurais-je à initier un dialogue avec qui que ce soit s’il ne fait pas partie de ma vie de loin ou de près, et vous-même en retour? La nécessité du vivre ensemble renvoie au besoin de l'harmonie et de la concorde, donc de la recherche du bonheur général suivant l'éthique de la responsabilité : la solidarité citoyenne, le minimum socialement et moralement nécessaire pour perpétuer et prospérer en tant qu'unité nationale. En Haïti, c'est le mode de production de la flibuste qui a toujours prévalu. Cela rime et rythme tous les aspects de la vie sociale. La mentalité du marron, l'individualisme crasse ou anarchiste, ne saurait se soucier du bien commun; tout cela l'est complètement étranger.

Haïti, les temps sont durs : trop durs

Le dilemme haïtien 
Les temps sont durs en Haïti et aucune planification de sortie de la crise n’est ni formuler théoriquement ni coordonner dans le concret. Les mêmes vieux réflexes de «grenadiers à l’assaut», du déboulonnement des gouvernements juste pour «ôte-toi que je m’y mette!» sans que l’intérêt général y soit pour quelque chose. Le dilemme que nous vivons dans cette conjoncture est apparent. D’un côté, l’entêtement de Martelly d’exacerber les conflits par ces attaques verbales, par l’empêchement de la bonne conduite des institutions en louvoyant sur l’organisation des élections, par son intervention dans les affaires des deux autres pouvoirs (législatif et judiciaire) de l’État, dont le but est d’imposer une dictature est inacceptable, car des générations se sont battues et sacrifiées contre l’autocratie ambiante dans la culture haïtienne pour changer la donne. De l’autre côté, l’opposition voudrait, soit par vengeance ou par intérêts mesquins, renverser le président et pren…

Martelly et Lamothe, deux cabotins dans un pays de corrompus

Je suis loin d'être étonné par la réaction de certains de mes compatriotes qui trouvent excessifs qu'une frange importante de la population soit pour la démission de Sweet Micky. Dans un sens, je les comprends. Oui, parce que le renversement des gouvernements pour un cric ou un crac, sans la poursuite d'un projet sociétal, est depuis longtemps un sport national dont on tire un plaisir démoniaque et mesquin. Par contre, l'argument que Martelly termine absolument son mandat me parait tout aussi excessif. Toutes les dérives démocratiques de Martelly et la gestion tapageuse de son Premier ministre Laurent Lamothe qui auraient dû être des évidences de la tendance autocratique du président et l'incompétence du Premier ministre, ne sont aux yeux de certains un pis aller et même, dans certains cas, une bénédiction divine.

Même quand les fautes de Sweet Micky sont impardonnables, soit par l'arrestation du député Arnel Bélizaire au début de son mandat ou la velléité de …