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Grammaire de la pensée philosophique haïtienne (3 de 5)

Dans cette série de cinq articles de la grammaire de la pensée philosophique haïtienne, je reste dans le même registre que les deux précédents articles. Depuis cinq ans, j'ai posé les bases de ma recherche sur les causes de la déchéance d’Haïti dans mon article intitulé Problématique haïtienne. En général, les Haïtiens préfèrent les slogans qui caricaturent la réalité du pays sans faire une analyse anatomique de cette décente abyssale dans les limbes depuis 1804, date du triomphe de l'une des plus grandes révolutions de l'humanité. Je les comprends, car il est difficile de se regarder dans un miroir sans œillères. L'Homme étant ce qu'il est tout changement épistémique le déséquilibre. Et Dieu seul sait combien qu'il adore les certitudes même plus abêtissantes. Dans le cas de l'Haïtien, il se morfond; il meurt à petit feu que de virer de bord parce que son éducation cognitive le conforte dans des certitudes éternelles. Et cependant, l'effort doit être te…

De la société civile en Haïti

Qu'entend-on par société civile? Existe-t-il une société civile en Haïti? Voyons ce qui se cache derrière ce concept. Par société on entend un groupe d'individus liés par un réseau de relations émotives et pratiques. En général, un mythe fondateur soude tous ces individus entr'eux. Viendra ensuite l'État en tant qu'entité politique qui plane, pour l'essentiel, au-dessus de la mêlée. Il est l'aspiration des élites dans ses divers segments et aspirations. La lutte pour l'orientation du corps social vers une destinée, en général et idéalement, radieuse. Par civile, on l'entend par opposition au pouvoir politique, c'est donc la frange de la société qui ne joue de rôles de gestion ou d'administration des affaires de la cité. Les manifestations de cette société civile se traduisent par des groupes d'intérêts, de pression, etc. Une morale publique qui vient définir l'acceptable de l'inacceptable dans l'intérêt général, en substance…

Haïti, finissons-en avec la commémoration du séisme

Le tremblement de terre n'a rien changéQu’est-ce qui a bien changé suite au séisme du 12 janvier 2010? Absolument rien. Il fallait s’y attendre mais notre attachement à ce pays peut nous éluder le caractère foncièrement délétère des élites. Cependant nous avions crû, heureusement pas plus que deux semaines après cet hécatombe, que quelque chose pourrait changer dans ce pays jusqu'à ce que Préval soit sorti de son mutisme, que les ONG envahissent Haïti et que le naturel revienne au galop, donc le chacun pour soi primaire, qui se traduit par le mépris du plus grand nombre de nos élites et que le peuple subsume par mimétisme admiratif. A la conférence de Montréal, à peine quelques mois après le séisme, où, en pleine conférence, Préval appelait Jean Max Bellerive pour quémander des tentes. L’inélégance de ce geste nous a abasourdi et gêné au point d’avaler, soudainement, toute notre fierté de peuple qui a réalisé l’une des prouesses la plus grandiose de l’humanité en la geste de 1…

La politique est envahissante…

Méfiez-vous des gens qui disent qu'ils ne font pas de la politique. Ils vous donneront comme raison que la politique est sale, qu'ils ne vont pas se mêler de la politique pour ne pas subir les aléas de cette dernière. Cependant,toute société humaine est par essence politique. L'être humain est un animal politique; les affaires de la cité sont les affaires de tout le monde. Si tu ne fais pas de la politique, donc tu ne t'occupes pas de tes intérêts, quelqu'un d'autre s'en chargera et le résultat ne serait certainement ce que tu aurais souhaité. Vivre dans un environnement agréable ou pas dépend de ton implication ou non dans les affaires de la cité. Tes choix politiques reflèteront ce que sera ton coin de terre : ton village, ta ville, ta commune, ton département et, finalement, ton pays. On a inculqué aux masses de se détourner de leurs intérêts afin qu'elles n'encombrent pas les voies du marchandage entre les professionnels des choses de la cité, …

Haïti : deuxième anniversaire du séisme

Je voulais trouver quelque chose à dire sur le séisme qui s'est passé en Haïti deux ans après. Je regardais du côté économique, je ne voyais que le pays battre la mesure sur place; les conclusions des organismes internationaux ne me paraissent qu'une vaste opération de mensonges sur l'évolution positive du pays après cette hécatombe. L'unique but de ces rapports est de conserver les postes des fonctionnaires internationaux. Rien d'autre. Depuis 40 ans, les mêmes paroles circonstanciées, à chaque malheur, d'experts internationaux sur le progrès pendant que le pays dégringole dans l'abîme.
Que de parler des chiffres avancés par ces instances internationales, je préfère vous suggérer la lecture du roman de makenzy Orcel, Les immortelles, paru chez Mémoire d'encrier. Mon but ici n'est pas de vous faire le résumé du livre, mais tout simplement vous le suggérer pour, en quelque sorte, commémorer dans la réflexion le deuxième anniversaire du tremblement de…