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Historique d'un mode de pensée sénile.

L'être humain aime bien se conforter des idées reçues, des lieux communs, bref des recettes toutes faites. Par expérience, je constate souvent si tu décides de changer la façon de faire ou de comprendre, tu as en général plus de 80% des gens qui s'y opposent grosso modo. Le reste, on y trouve des indifférents ou insouciants, qu'on peut estimer à 16%. Et le reste du reste, soit le 4% restant, plus de 3% qui est dans l'expectative. Et enfin, ce qui reste de tous les restes, les esprits dynamiques. Il ne faut surtout pas oublier que toutes ces catégories soient stratifiées, donc elles ne sont pas d'une homogénéité parfaite. Ainsi s'y retrouvent des sous-catégories. C'est donc un constat attesté partout, à la différence, dans les pays où les gens ont reçu une formation dépouillée de religiosité, l'ouverture d'esprit de cette frange les rend plus perméable aux idées nouvelles. L'exemple d'Einstein qui a trouvé un petit noyau de physiciens qui av…

L'Homme est-il doué de raison?

Raison ou croyance?Dans la mesure où la raison se confond avec la logique ou l'esprit scientifique, on croit tous, à quelques exceptions près comme un a priori, que c'est une évidence même, que l'être humain est doté de cette qualité. Dans mon cas, je m'inscris en faux contre cette assertion généralement acceptée. C'est plutôt le contraire qui serait la règle et non l'exception. J'ai longtemps observé que l'humain était foncièrement plus superstitieux que tout autre chose. L'émotion règne en maitre et seigneur dans nos sciences, en particulier les sciences sociales. La religiosité de l'être l'emporte sur sa logique. Prenons ces deux penseurs : Wilfredo Pareto a été longtemps méprisé comme d'ailleurs Machiavel qui est passé pour être cruel par le fait d'exposer les rapports de pouvoir sèchement. Pourquoi croyez-vous que le nom de ce dernier est passé à la postérité comme un sans cœur puisque le terme machiavélique qualifie un individ…

Haïti, pourquoi la commémoration du séisme!

L'espoir s'est changé en déceptionQu’est-ce qui a bien changé suite au séisme du 12 janvier 2010? Absolument rien. Il fallait s’y attendre mais notre attachement à ce pays peut nous éluder le caractère foncièrement délétère des élites. Cependant nous avions crû, heureusement pas plus que deux semaines après cet hécatombe, que quelque chose  pourrait changer dans ce pays jusqu’à ce que Préval soit sorti de son mutisme, que les ONG envahissent Haïti et que le naturel revienne au galop, donc le chacun pour soi primaire, qui se traduit par le mépris du plus grand nombre de nos élites et que le peuple subsume par mimétisme admiratif. A la conférence de Montréal, à peine quelques mois après le séisme, où, en pleine conférence, Préval appelait Jean Max Bellerive pour quémander des tentes, l’inélégance de ce geste nous a abasourdi et gêné au point  d’avaler, soudainement, toute notre fierté de peuple qui a réalisé l’une des prouesses la plus grandiose de l’humanité en la geste de 1804…

Haïti : l’impasse est globale et totale

Confusion totale dans la tête des Haïtiens. Résultats catastrophiques depuis deux cents ans. Lettrés, les gens qui auraient dû savoir lire les petites lettres fines, ne lisent que de grosses lettres. Les illettrés, par association, ne pourraient faire mieux. Pour faire un parallèle à Platon dans l'allégorie de la caverne, si les lettrés sont dans le noir, le pauvre peuple est dans la noirceur la plus opaque. Un des problèmes sensibles en Haïti est la question de couleur. C'est une question qui a traversé notre histoire et qui est l'une des boulets que nous trainons et qui nous empêchent d'avancer - donc qui n'avance recul- depuis la colonie jusqu'à ce jour. Un autre problème qui est corrolaire à notre incapacité de sortir de l'impasse, c'est notre système d'éducation.
Avant d'argumenter davantage, un point de méthode à esquisser. Comment comprenez-vous que la majorité de nos intellectuels utilisent l'appareillage conceptuel européen, en pa…

Le mal haïtien : une endémie séculaire

La gravité de la situation d’Haïti ne peut être saisie à travers le prisme du conjoncturel ou de l'évènementiel. Diaboliser le nouveau pouvoir, celui de Martelly-Lamothe comme épiphénomène, c'est rater le bateau dans la compréhension des racines du mal qui gangrène ce pays arrivé à sa métastase; il n'est que la reproduction d'un savoir-faire dans l'art de détruire ce pays. Dans l'inconscient collectif, s'imprègnent les germes de destruction massive de tout un peuple : drôle de bizarrerie. Le suicide collectif est orchestré par des élites qui auraient dû être en mesure de se hisser à la hauteur du drame annoncé. À force de mystifier le bon vieux peuple, les élites se mystifient elles-mêmes; elles finissent par prendre des vessies pour des lanternes. Ce pays est un terroir fertile pour les mercenaires, les flibustiers et pirates de tous acabits. L'histoire de ce pays recèle la quintessence de tout ce qui est aux antipodes de la modernité : la zizanie Noi…

Haïti : deuxième anniversaire du séisme

Je voulais trouver quelque chose à dire sur le séisme qui s'est passé en Haïti deux ans après. Je regardais du côté économique, je ne voyais que le pays battre la mesure sur place; les conclusions des organismes internationaux ne me paraissent qu'une vaste opération de mensonges sur l'évolution positive du pays après cette hécatombe. L'unique but de ces rapports est de conserver les postes des fonctionnaires internationaux. Rien d'autre. Depuis 40 ans, les mêmes paroles circonstanciées, à chaque malheur, d'experts internationaux sur le progrès pendant que le pays dégringole dans l'abîme.
Que de parler des chiffres avancés par ces instances internationales, je préfère vous suggérer la lecture du roman de makenzy Orcel, Les immortelles, paru chez Mémoire d'encrier. Mon but ici n'est pas de vous faire le résumé du livre, mais tout simplement vous le suggérer pour, en quelque sorte, commémorer dans la réflexion le deuxième anniversaire du tremblement de…