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Messages

Affichage des messages portant l'étiquette Crise nationale

La maladie sociale commence par la tête

Pensée sclérosée : blocage inextricable

Je ne saurais faire abstraction de ce parallèle pour jeter un coup d’œil sur les conditions qui ont amené à la disparition des habitants de l’Île de Pâques ou de l’effondrement de la civilisation Maya et Aztèque pour porter un certain éclairage sur la crise haïtienne. Dans les trois cas, c’est l’orthodoxie de la pensée, le dogmatisme invétéré qui a déterminé leur sort. Quand un peuple ne peut pas créer de rupture épistémologie avec le mode de pensée qui l'entraine dans sa dégringolade éperdue, il subit du même coup la loi fatale de la sélection naturelle1. A voir la dégringolade d’Haïti parée de ces élites dogmatiques, l’espoir d’un revirement laisse perplexe tout bon observateur de la situation.

Un exemple pourra suffire pour illustrer cette inquiétude, c’est la légèreté avec laquelle le lettré haïtien s’exprime sur n’importe quel sujet. Le cas le plus saisissant est cet été quand Hérold Jean-François2 affirmait que le relèvement du pays …

Blocage inextricable et malsain

Les lieux communs de l'analyse politiqueSi on est contre Sweet Micky, cela implique-t-il automatiquement que l'on soit pro Lavalas? Ne pas vouloir le renvoi de Sweet Micky pour éviter que Lavalas prenne le pouvoir, est-ce une bonne décision? Entre le pire et le mauvais c'est encore le mal. On n'a pas à choisir entre deux maux. Rester immobile pour ne pas faire le jeu de Lavalas est une approche qui dénote une peur obsidionale et l'incapacité de pensée du neuf. C'est même de l'enfantillage. C’est ainsi que je posais l’équation d’après mes observations d’alors. L’apocalypse appréhendée ne s’est pas concrétisée et on dirait même qu’il n’y a jamais eu de crise en perspective. Aujourd’hui, j’aurais formulé autrement ce carcan psychique. Cette constante de l’histoire haïtienne depuis l’indépendance est trop récurrente pour ne pas en tenir compte. Ce plaisir morbide à s’autodétruire est cette pathologie qu’on pourrait désigner de syndrome de la chaise vide : le f…

Impossible dialogue, l’impasse est insurmontable

La source du monologue social Dans un de mes commentaires, durant la réunion de El Rancho, je disais : quel dialogue, pour quelle solution, pour quel vivre ensemble? Le dialogue est nécessaire, et même urgent, quand les acteurs ont des contraintes immanentes. Quelle contrainte aurais-je à initier un dialogue avec qui que ce soit s’il ne fait pas partie de ma vie de loin ou de près, et vous-même en retour? La nécessité du vivre ensemble renvoie au besoin de l'harmonie et de la concorde, donc de la recherche du bonheur général suivant l'éthique de la responsabilité : la solidarité citoyenne, le minimum socialement et moralement nécessaire pour perpétuer et prospérer en tant qu'unité nationale. En Haïti, c'est le mode de production de la flibuste qui a toujours prévalu. Cela rime et rythme tous les aspects de la vie sociale. La mentalité du marron, l'individualisme crasse ou anarchiste, ne saurait se soucier du bien commun; tout cela l'est complètement étranger.