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Messages

Affichage des messages portant l'étiquette corruption

La Cour des comptes appelle à investiguer sur les chantiers publics

Source Le nouvelliste 
Auteur :  Louis Joseph Olivier

Certaines autorités publiques sont dans le collimateur de la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (CSCCA). La Cour des comptes affirme qu’il y a eu un laisser-aller qui mérite des investigations concernant les projets de construction d’infrastructures publiques. C’est l’une des conclusions du rapport sur la situation financière du pays présenté la semaine écoulée par le conseil de la Cour.
Dans ce rapport, la CSCCA s’est beaucoup attardée sur les travaux de reconstruction d’infrastructures publiques d’après le tremblement de terre. Actuellement, ces chantiers publics sont pour la plupart suspendus. Comme c’est le cas au niveau des bâtiments devant accueillir les ministères de l’Intérieur et du Commerce au Champ de Mars.

Les experts de la Cour des comptes se sont proposés de faire la lumière sur ce qui empêche la construction des infrastructures d’avancer. « Un laisser-aller qui a abouti à des cas q…

Haïti, pourquoi la commémoration du séisme!

L'espoir s'est changé en déceptionQu’est-ce qui a bien changé suite au séisme du 12 janvier 2010? Absolument rien. Il fallait s’y attendre mais notre attachement à ce pays peut nous éluder le caractère foncièrement délétère des élites. Cependant nous avions crû, heureusement pas plus que deux semaines après cet hécatombe, que quelque chose  pourrait changer dans ce pays jusqu’à ce que Préval soit sorti de son mutisme, que les ONG envahissent Haïti et que le naturel revienne au galop, donc le chacun pour soi primaire, qui se traduit par le mépris du plus grand nombre de nos élites et que le peuple subsume par mimétisme admiratif. A la conférence de Montréal, à peine quelques mois après le séisme, où, en pleine conférence, Préval appelait Jean Max Bellerive pour quémander des tentes, l’inélégance de ce geste nous a abasourdi et gêné au point  d’avaler, soudainement, toute notre fierté de peuple qui a réalisé l’une des prouesses la plus grandiose de l’humanité en la geste de 1804…

Haïti, finissons-en avec la commémoration du séisme

Le tremblement de terre n'a rien changéQu’est-ce qui a bien changé suite au séisme du 12 janvier 2010? Absolument rien. Il fallait s’y attendre mais notre attachement à ce pays peut nous éluder le caractère foncièrement délétère des élites. Cependant nous avions crû, heureusement pas plus que deux semaines après cet hécatombe, que quelque chose pourrait changer dans ce pays jusqu'à ce que Préval soit sorti de son mutisme, que les ONG envahissent Haïti et que le naturel revienne au galop, donc le chacun pour soi primaire, qui se traduit par le mépris du plus grand nombre de nos élites et que le peuple subsume par mimétisme admiratif. A la conférence de Montréal, à peine quelques mois après le séisme, où, en pleine conférence, Préval appelait Jean Max Bellerive pour quémander des tentes. L’inélégance de ce geste nous a abasourdi et gêné au point d’avaler, soudainement, toute notre fierté de peuple qui a réalisé l’une des prouesses la plus grandiose de l’humanité en la geste de 1…

Martelly et Lamothe, deux cabotins dans un pays de corrompus

Je suis loin d'être étonné par la réaction de certains de mes compatriotes qui trouvent excessifs qu'une frange importante de la population soit pour la démission de Sweet Micky. Dans un sens, je les comprends. Oui, parce que le renversement des gouvernements pour un cric ou un crac, sans la poursuite d'un projet sociétal, est depuis longtemps un sport national dont on tire un plaisir démoniaque et mesquin. Par contre, l'argument que Martelly termine absolument son mandat me parait tout aussi excessif. Toutes les dérives démocratiques de Martelly et la gestion tapageuse de son Premier ministre Laurent Lamothe qui auraient dû être des évidences de la tendance autocratique du président et l'incompétence du Premier ministre, ne sont aux yeux de certains un pis aller et même, dans certains cas, une bénédiction divine.

Même quand les fautes de Sweet Micky sont impardonnables, soit par l'arrestation du député Arnel Bélizaire au début de son mandat ou la velléité de …

L’indépendance haïtienne est un leurre!

Sincèrement avec mes compatriotes je perds le Nord(lol). Disons qu'ils sont insaisissables. Comment identifier un objet qui n'existe que dans l'imaginaire? Une hallucination, n'est-ce pas un mirage? Voilà. Nous avions bien fait 1804, mais avions-nous compris les circonstances et les aléas, pris comme un tout dans leurs rapports dialectiques, donc le résultat est nécessairement le produit, souhaité ou pas, des circonstances? La société dominguoise était divisée entre Maitres, Libres et Esclaves. Deux catégorie de libres : anciens et nouveaux. Deux catégories d'esclaves: créoles et bossales. Les premiers esclaves domestiques et/ou ateliers; les seconds esclaves des champs. Toute cette catégorisation sociale est traversée par une certaine catégorisation épidermique, sauf au sommet où les Maitres étaient majoritairement des blancs. Mais aussi dans cette catégorie, ils y avaient aussi un minimum d'affranchis.
Autre point important à noter : plus de la moitié des …

La politique est envahissante…

Méfiez-vous des gens qui disent qu'ils ne font pas de la politique. Ils vous donneront comme raison que la politique est sale, qu'ils ne vont pas se mêler de la politique pour ne pas subir les aléas de cette dernière. Cependant,toute société humaine est par essence politique. L'être humain est un animal politique; les affaires de la cité sont les affaires de tout le monde. Si tu ne fais pas de la politique, donc tu ne t'occupes pas de tes intérêts, quelqu'un d'autre s'en chargera et le résultat ne serait certainement ce que tu aurais souhaité. Vivre dans un environnement agréable ou pas dépend de ton implication ou non dans les affaires de la cité. Tes choix politiques reflèteront ce que sera ton coin de terre : ton village, ta ville, ta commune, ton département et, finalement, ton pays. On a inculqué aux masses de se détourner de leurs intérêts afin qu'elles n'encombrent pas les voies du marchandage entre les professionnels des choses de la cité, …

Pourquoi Haïti est-elle si pauvre?

A mon tour, aujourd'hui, de répondre à cette question de façon concise, sans fla-fla : pourquoi Haïti est-elle si pauvre? Parce que l'esprit de la majorité d'entr'eux-nous est si pauvre qu'on ne fait que de la récitation et pas de la créativité. Nous sommes enfermés dans une prison mentale qui nous empêche de voir, même pas la p'tite Sentaniz dans les grands livres qu'on se plaise à réciter à satiété, comme l'a si bien mentionné Maurice Sixto dans ses observations sociologiques d'Haïti. Demande à un Haïtien de te faire la critique d'un texte, la première, et parfois la seule et unique remarque qu'il te gargarise, c'est la forme, donc les erreurs linguistiques ou la beauté ou non du texte, selon lui. La deuxième, suivant le niveau de scolarité de cette personne, c'est si tu fais étalage de tes connaissances par tes citations ou reprendre des idées des grands maitres. Si ces deux premières conditions sont remplies, tu deviens un lokob…

Le gel de l'aide canadienne : un bien nécessaire..

Soixante ans d'aides internationales à Haïti ont-elles des effets positifs ou négatifs? Haïti a été le premier cobaye du système d'aide internationale établie avec la création de L'ONU après la deuxième guerre mondiale, sous la présidence de Dumarsais Estimé. Le résultat est sans appel, le pays s'est appauvri à tous les points de vue, soit structurelle, soit conjoncturelle. Au niveau structurelle, le dernier coup de boutoir asséné à l'économie haïtienne a été l'éradication des cochons dits créoles. Durant ces années, l'économie haïtienne est passée d'une économie virtuellement non monétaire à une économie monétaire, donc l'intégration systématique de l'économie haïtienne au système capitaliste mondial, sans réaménagement des structures de production. Pour illustrer cette situation, jusque dans les années 70, si quelqu'un te donnait un billet de 20 dollars américains un vendredi après 14 heures, donc à la fermeture des banques, tu ne pourrai…

Penser et comprendre Haïti pour une nouvelle renaissance

Je ne pourrais m'empêcher de commencer ce billet par cette phrase lapidaire, une de mes trouvailles, Haïti, un si grand pays pour de si petits hommes. Ce pays où des hommes ont réalisé l'une des révolutions universelles de toute l'Histoire de l'humanité se retrouve acculé à la mendicité, à la crasse, à l’opprobre, au naufrage de cette épopée de 1804. Devant une telle éventualité, aucun individu ne doit rester indifférent, surtout quand on est fils ou fille de ce coin de terre. Pour comprendre les causes de nos malheurs, il faut mettre de côté toute émotion, il faut dépasser les lieux communs, ses idées reçus qui nous empêchent de voir la forêt, donc les problèmes fondamentaux qui gênent toute issue à la crise permanente haïtienne. Entendons-nous sur les mêmes problèmes, nous serons unis dans la preuve, pour paraphraser Gaston Bachelard. La question qui me titille depuis assez longtemps, c'est l'incapacité depuis 200 ans de notre part de mettre Haïti sur la voi…

Lettre du sénateur Steven Irvenson Benoit

Port-au-Prince, le 9 août 2012 Son Excellence
Monsieur Michel Joseph MARTELLY
Président de la République
Palais National

Excellence,

Une fois de plus, j’ai l’honneur de m’adresser à vous en tant que responsable de la bonne marche des institutions républicaines de ce pays, et du bon déroulement de son processus démocratique. J’espère donc que vous recevrez cette correspondance dans un esprit d’ouverture pouvant faciliter un dialogue pacificateur et stabilisateur qui nous permettra de réussir la traversée de la conjoncture actuelle.

Quelques antécédents

Permettez que je vous rappelle qu’en avril 1997, lors des élections devant justement permettre le renouvellement du tiers du Sénat, les résultats du 1er tour ont été contestés avec tant de virulence que les deux (2) Sénateurs élus n’ont jamais pu prêter serment. Quant au 2ème tour il n’eut jamais lieu. Résultats décriés, Conseil électoral provisoire décrié tout autant. 

En mai 2000, le pouvoir en place avait tenté de rafler tous les sièges du P…

Le mal haïtien : une endémie séculaire

La gravité de la situation d’Haïti ne peut être saisie à travers le prisme du conjoncturel ou de l'évènementiel. Diaboliser le nouveau pouvoir, celui de Martelly-Lamothe comme épiphénomène, c'est rater le bateau dans la compréhension des racines du mal qui gangrène ce pays arrivé à sa métastase; il n'est que la reproduction d'un savoir-faire dans l'art de détruire ce pays. Dans l'inconscient collectif, s'imprègnent les germes de destruction massive de tout un peuple : drôle de bizarrerie. Le suicide collectif est orchestré par des élites qui auraient dû être en mesure de se hisser à la hauteur du drame annoncé. À force de mystifier le bon vieux peuple, les élites se mystifient elles-mêmes; elles finissent par prendre des vessies pour des lanternes. Ce pays est un terroir fertile pour les mercenaires, les flibustiers et pirates de tous acabits. L'histoire de ce pays recèle la quintessence de tout ce qui est aux antipodes de la modernité : la zizanie Noi…

Martelly et Lamothe : La fourberie comme formule de gouverner

La déclaration, à l’emporte-pièce, du garde des sauts de la république, M. Jean Renel Sanon, devant la commission justice et paix du parlement, selon laquelle l’ex-commissaire du Gouvernement se serait trompé de bonne foi lors de l’arrestation du député Arnel Bélizaire, voulant ainsi justifier sa nomination comme juge de paix, est un véritable accroc à la démocratie haïtienne. En effet, l’indulgence de l’équipe au pouvoir pour les bandits notoires, dont Gaby Silencieux, nommé Délégué du nord alors qu’il est recherché par la police, en dit long sur leur complaisance envers ces malfrats. Pourtant, le locataire du Palais National fait très peu cas des récriminations de la société civile et de l’international; Il s’entête dans les nominations des personnages au passé très peu reluisant.
De plus, profitant de cette tribune de parle-menteur, le ministre de l’injustice a aussi remis en question les attributions du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ), dont les membres ont finalemen…

Martelly et Lamothe : l'ignorance au timon des affaires

L’énoncé de politique générale du nouveau Premier ministre, Laurent Lamothe, recèle des perles que nous ne saurions passer sous silence. Le document manque sérieusement de cohérence dans l’articulation des stratégies pour sortir le pays de sa misère. Autrement dit, on ne trouve pas de fil conducteur entre les différentes propositions d’actions gouvernementales : y a-t-il un ou deux secteurs en particulier qui constitueraient le moteur dans le sens des objectifs à atteindre sur une certaine période de temps ? Il n’identifie pas clairement les objectifs à court, moyen et long terme. Sauf, cette élucubration de faire d’Haïti un pays émergent en 2030. En s’appuyant sur le Plan Stratégique de Développement d’Haïti (PSDH) élaboré par le ministère du plan, sans préciser la date de publication de ce plan, le Premier Ministre s’est permis cette assertion hasardeuse. En termes claires, en moins de dix-huit ans, Haïti deviendra un pays au statut économique du Brésil d’aujourd’hui. Laurent Lamot…

Le pouvoir de Martelly, stade suprême de décomposition sociale

Après une année passée à la tête du pays par Sweet Micky, suite à une mascarade électorale du premier tour où l’OEA (Organisation des États Américains) a décidé par des calculs statistiques savants des protagonistes du second tour, dont Mirlande Manigat et Michel Martelly sont les rescapés. Aujourd’hui c’est l’heure du bilan. Pour analyser cette première année du quinquennat du président du compas(musique haïtienne), je porterai une attention particulière sur sa gouvernance, sur son programme d’éducation et, finalement, son programme économique. D’emblée nous dirons que dans les premiers mois, les bonnes intentions et la rhétorique de l’initiative interne ou endogène, contraire à la politique de quémandeur pratiquée par ses prédécesseurs, me paraissaient rafraichissantes. Aujourd’hui cette rhétorique est vide de sens puisqu’elle ne s’accompagne pas d’initiatives concrètes. En effet, le chef de l’état rentre dans les rangs comme ses prédécesseurs et fait appel à l’aide internationale p…